Des études récentes de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) démontrent qu'il est possible d'obtenir de manière rentable une puissance garantie avec le photovoltaïque et l'éolien lorsqu'ils sont associés à des quantités optimales de stockage par batterie (BESS) et de surconstruction (stockage implicite). La rentabilité de ces ressources renouvelables variables (ERV) peut encore être améliorée par un mélange optimal de photovoltaïque et d'éolien et par l'inclusion d'une petite fraction de production thermique répartissable fonctionnant avec des e-carburants propres (bien que coûteux) et sans GES dans le mix de production.
Les résultats de l'AIE suggèrent également que, presque partout sur la planète, des solutions d'ERV fermes et rentables pourraient être mises en place localement sans nécessiter d'importants réseaux de transmission sur de grandes distances (pour capturer les régions riches en ressources d'ERV et atténuer leur variabilité). Cet article quantifie systématiquement cette affirmation pour les États-Unis continentaux (CONUS) en analysant comment le coût de la production photovoltaïque/éolienne ferme évolue en fonction de l'empreinte de la production d'énergie renouvelable d'un seul point à une échelle sous-continentale. Les résultats indiquent que des solutions locales autonomes 100 % renouvelables peuvent être viables pour des empreintes inférieures à 50 000km2 (c'est-à-dire la taille d'un petit État américain).